Archives des Piques-Cailloux

C’est en se dissimulant prudemment par les arrières d’une zone active et surveillée que l’on découvre l’intérieur d’une bâtisse autrefois consacrée aux gestionnaires de tailleurs de pierre…

Cette ancienne coopérative représente un patrimoine vieux de plus de 2 siècles d’existence, dont la centaine d’ouvriers se rassemblaient à l’époque pour extraire le granit depuis le sous-sol des carrières, la nature de la région en étant particulièrement riche.

Progressivement, la production s’étend dans la France entière pour fournir différents éléments de voiries et de nombreuses autres spécialités de la pierre, tout en survivant aux dégâts matériels et humains de la grande guerre. Elle s’éteindra ensuite définitivement dans les années 80.

Dans la pénombre, l’endroit est protégé par des planches et ne sert désormais que d’espace de stockage oublié et délabré, gardant dans ses murs les traces de son glorieux passé grâce à ses nombreuses archives…

Dès nos premiers pas, nous avançons dans le noir le plus complet.

Devant nous, se dressent des étagères d’archives tiennent encore debout, la plupart datant des années 70-80.

Celles-ci moins nombreuses répertorient les années 90, l’époque où l’informatique s’impose progressivement.

Quelques registres sur la réglementation de l’époque, l’ensemble est très technique.

Nous entrons maintenant dans le bureau de la direction…

Dans son armoire, de nombreux classeurs avec certains plans de construction…

Mais aussi un coffre-fort aux côtés d’une table d’architecte.

De nombreuses revues et essais techniques joncent un peu partout sur le sol.

Ainsi que des photos de différentes carrières, que sont devenues ces personnes ?

Le papier est remplacé par les progrès de l’informatique, mais qui aurait cru à l’époque qu’elle terminerait aux toilettes ?

Dans le grenier, de nombreuses autre archives encore plus anciennes, certaines datent même des années 60 !

Une vieille machine à écrire, qui attend sagement que quelqu’un lui prête une attention particulière…

La poussière recouvre progressivement chacune de ses touches…

Ces plaques de marbre utilisées aussi pour les cimetières n’ont pas trouvées d’acheteur.

Tout comme ces crucifix qui n’ont jamais été utilisés…

Il faudrait de nombreuses heures pour lire tout le contenu de ces archives, dont certaines ont été dévorées par les rats…

Nous laisserons le lieu dormir en paix, en mémoire à tous ceux disparus dans les carrières de la région…

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