Fromagerie du Nain

Focus sur une autre usine hautement renommée dans la plus pure tradition normande, une fromagerie ayant fermée ses portes il y a quelques années, laissant derrière elle un gout amer chez ses salariés…

Avec une recette transmise de père en fils depuis plusieurs générations, c’est lors de la grande guerre mondiale que l’avenir de cette fromagerie prendra un tournant décisif. Fabricant depuis longtemps des camemberts de qualité et typiques de la région, la production se voit grandement accélérée afin de bien nourrir l’estomac des poilus au point de devenir un véritable symbole national de résistance.

Par la suite, l’héritage ancestral de cette marque de prestige gagne de nombreux concours, s’affine et s’améliore toujours plus encore aujourd’hui, mais l’activité de l’usine s’arrête au moment des réformes européennes de normes hygiéniques une augmentation des prix et une certaine confusion de la part de ses consommateurs…

Heureusement, le passé et l’architecture des lieux nous partageront à leurs manières l’histoire de cette grande aventure industrielle…

Derrière ces grilles, se trouve une fromagerie renommée dont le savoir-faire n’est plus à prouver…

L’ambiance est au plus calme, les ouvriers ont délaissé les lieux, laissant leur passion figée dans le temps…

Tel une petite ville autonome, l’endroit est immense et l’architecture typique de la région.

A l’intérieur, de très nombreux couloirs nous indiquent la voie à suivre pour retrouver des traces du passé…

L’historique de la ferme nous donne un aperçu des chiffres de production annuelle

Passant du label français AOC au label européen AOP, les normes d’hygiène sont unes des principales causes de l’abandon

Dans les bureaux, quelques documents sont encore présents malgré la vétusté des lieux

Il s’agit d’une mutation à l’intérieur même du site et de quelques paperasses administratives.

Un transpalette, bien que rouillé, pourrait encore être utile s’il restait des produits à déplacer…

Affiches vintage de prévention…

Alors que le lactopole fête ses 10 ans, le site fermera quelques années plus tard.

Grâce à ces machines, ce sont des milliers de fromages de qualité qui ont été produits par jour

A partir d’ici, nous entrons dans les hangars, où les camions commençaient leurs livraisons

Dans notre dos, des portes claquent et dévoilent la présence d’une ou plusieurs personnes, nous rappelant l’épisode de la Quincaillerie de l’Auvergnat

Qui était-ce ? gardien, squatteurs ou d’autres curieux explorateurs ? nous ne le saurons jamais…

Heureusement, notre visite s’achève à temps, et nous laisserons la petite ville fromagère dans sa désuétude…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.