Hopital Noctum

Totalement plongée dans le noir, cette ancienne maison de retraite dépossédée de ses biens en cuivre et métaux est probablement destinée à disparaitre un jour…

Il aura fallu s’armer de patience pour enfin trouver la porte principale ouverte et d’entrer à l’intérieur de cet immense espace clos. Comme souvent, il est question de normes qui ont provoqué sa fermeture il y a maintenant plus de 10 ans, afin de construire un nouveau batiment similaire non loin, et laissant celui-ci se dégrader au fil du temps…

A travers ses couloirs, l’ambiance est pesante, limite malsaine. Mettons ça sur le compte de l’obscurité, le béton empêchant la lumière du jour de pénétrer dans la grande majorité des pièces depuis fort longtemps. Mais plus nous avançions, plus nous allions trouver des dégradations, allant du simple tag puéril au pentagramme, en passant par les cadavres de bières et les excréments de chiens relativement récents.

Finalement, c’est plus l’inquiétude de se retrouver nez à nez avec de potentiels squatteurs qui se fera ressentir ici, plutôt qu’un quelconque esprit. D’ailleurs, nous nous sommes aperçus a de nombreuses reprises que l’endroit est aussi convoité que surveillé (bien le bonjour aux petits jeunes que nous avons fait fuir sans le vouloir en arrivant un soir sur le parking 😀 ).

C’est sans y croire que je découvre l’entrée forcée et que nous décidons d’y entrer de jour sans trop tarder. Et heureusement d’ailleurs, car une voiture viendra se garer sur le parking pour ressortir aussitôt en voyant la notre. Dire que par nos précédentes tentatives, nous voulions y entrer une fois la nuit tombée…


Dès les premiers couloirs, on sent que l’endroit est pesant. Une seule entrée, donc une seule sortie…


Direction la première pièce accessible et reconnaissable par sa glauque désignation.

Autrefois pièce sacrée, son ambiance s’est inversée…

Le peu de mobilier retrouvé est malheureusement détruit.

Seule reste cette petite table mortuaire

Et cette modeste effigie d’une vierge encore épargnée.

Un peu plus loin, une peinture murale difficilement reconnaissable.

Cette pièce est oppressante, même sans vraiment savoir quelle en était sa fonction.


Arpentons maintenant les étages…


Enfin une brève lueur de lumière naturelle parmi ces longs couloirs…


L’obscurité reprend rapidement le dessus et il en sera partout de même.

Une toile peinte parmi celles des araignées.

Dans cette pièce s’est improvisée ici un genre de salle des fêtes où squatteurs nocturnes se réunissent.

Qui vient ici la nuit avec ses chiens ? Nul doute que l’endroit n’est pas tranquille…

Ad noctum.

La résidence et ses chambres resteront fermées dans le noir à jamais

Mieux vaut laisser l’endroit à ses propres fantômes.

Et ne pas s’éterniser, avant que d’étranges esprits viennent en perturber le peu de tranquillité que nous avons pu trouver…

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