Le Bienheureux

Alexandre, homme bon vivant et nonchalant, est cultivateur dans une ferme française de la Beauce. Cependant sa vie quotidienne est dirigée par « la Grande », son ambitieuse mais tyrannique épouse, qui l’épuise en lui imposant chaque jour une liste de travaux démesurée.

Devenu brutalement veuf, il éprouve un grand soulagement et se sent libéré de son labeur : il décide de s’accorder un repos qu’il juge mérité, afin de prendre le temps de savourer la vie. Son comportement sème rapidement le trouble dans le petit village par l’exemple qu’il donne, et une partie des habitants décident de le forcer à reprendre le travail. Mais ils échouent, et Alexandre commence à faire des émules…

On est pris d’un étrange mélange de sentiments. L’homme semblait heureux ici et vivait paisiblement, on le ressent au travers des photos souvenirs qu’il s’agissait de quelqu’un de bienveillant. Mais on ressent aussi une légère amertume que la maison soit dans un état délabré et poussiéreux, livrée aux araignées et aux trop nombreux visiteurs, plutôt que reprise par des héritiers qui auraient pu continuer à faire vivre sa mémoire.

Qu’importe, Alexandre profitait avant tout des petites choses de la vie, vivait en priorité des bonheurs simples, quitte à mettre de côté ses travaux à la ferme. Son existence avec le coeur sur la main ne laissa donc pas indifférent ceux qui ont eu la chance de le connaitre et avec qui il partageait de bons souvenirs. N’en déplaise à ses détracteurs qui s’acharnaient, il est parti en vacances, pour la vie, pour de bon…

Entourée de lierres et de feuillages, l’entrée se distingue très clairement.


Quelques éléments de mobiliers sont encore là, en mauvais état parmi les nombreux débris…

Toutes les fenêtres sont ouvertes. Mais on imagine mal de toute façon l’ancien propriétaire rester enfermé.

Quelques photos sont restées, elles font partie de la maison, chacune d’elle racontant un bout d’histoire.


Arpentons maintenant les marches de ce vieil escalier.


La végétation continue de couvrir à la maison jusqu’à l’étage.

Dans la chambre, nous trouverons une lettre touchante, un droit de succession qui n’a vraisemblablement pas été à son terme.


La Bienveillance.

Et dans l’armoire, des lettres sont encore présentes, dont celle-ci écrite dans un français parfait de 1921.

Les araignées se sont fait une place parmi les décombres.


Aucun regret, l’homme vivait des plaisirs simples, comme accueillir quiconque pensait de la même manière.


La simplicité d’autrefois, le secret du bonheur ?


De là-haut, et de par son insouciance, l’homme nous adresse un message. Il est parti en vacances, pour la vie, pour de bon…

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