Maison Requiem

La demeure préservée d’un ancien militaire dont la paisible retraite semble s’être arrêtée brusquement.

Comme tout être, chaque maison possède une part d’ombre et de lumière. Ici, les volets fermés plongent la batisse dans l’obscurité mais quelques rayons de soleil passent à travers pour illuminer certaines pièces et les mettre en valeur.

A l’intérieur, les murs révèlent un caractère bien trempé sans oppression. On découvre ainsi une une maison de campagne très marquée par un mode de vie à l’ancienne avec une curieuse obsession pour les luminaires et bon nombre de bibelots marins. L’homme aimait voyager et affronter vents et marées tout au long de sa carrière militaire, où l’on devine une certaine fatigue malgré une bonne vie.

Le mutilé semble avoir trouvé le repos, son épouse l’accompagnant jusqu’au bout avant de le rejoindre et que la maison ne garde avec elle tous ces souvenirs d’un temps passé…

Après une jungle de ronces, cette étroite salle de bain est en fait l’entrée de derrière.

Juste à côté, un chambre imposante remplie de tableaux et de crucifix.


Vents et marées…

La fameuse dictée de Prosper Mérimée, historien français.

Quelques médailles gardées précieusement dans une vieille boite rouillée.

Requiem, le repos du combattant.


Nature.


Et tradition.

Le petit salon, devenu un lieu de vie pour les araignées depuis pas mal d’années.

Un accroc à l’honneur ne se répare jamais.

Bon nombre de bibelots exposés dans une vitrine.

Où sont les descendants, grands absents de cet héritage ? Sont-ils au moins au courant de cette maison ?

Une petite goutte d’eau de vie de temps en temps pour garder la forme.


Explorons maintenant le 1er étage.

Le chef d’orchestre n’est plus

Mais son oeuvre est toujours là

“Il faut garder en mémoire nos rêves, avec la rigueur du marin qui garde l’oeil rivé sur les étoiles.” G. Sinoué

Il s’agit de noeuds marins, exposés tel un mémo à ne surtout pas oublier.

Quelque soit l’endroit où l’on se trouve, on dirait bien que ce molosse nous surveille du coin de l’oeil.



“Pour les malades, le monde commence au chevet et finit au pied de leur lit.” H. de Balzac

D’autres lampes sont entassées un peu partout dans la dernière chambre.

Certaines sont même encore emballées.

Redescendons tranquillement, accompagnés d’une odeur étrange au re-de-chaussée qui n’était pas là à l’aller.

Chaque alcool est entamé, et souvent terminés.

Il est temps de laisser cet endroit en paix avec lui-même, et de le contempler une dernière fois…

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