Séminaire Dies Irae

Cet ancien monastère construit au début du XIXème siècle eut pour destin d’accueillir de jeunes prêtres jusqu’en 1905, lors de la séparation de l’Église et de l’État.

Devenu par la suite un important hôpital militaire durant la première puis deuxième guerre mondiale, il devient un centre de repos pour les soldats invalides, un foyer d’anciens combattants puis enfin une maison de retraite jusqu’en 2000.

Malgré avoir fermé ses portes plusieurs fois dans son histoire, ce patrimoine est aujourd’hui véritablement en danger puisque la mairie semble découragée des rétractations de différents acheteurs, laissant ainsi le lieu totalement à l’abandon avec ses nombreuses portes lourdes qui claqueront tout au long de notre visite…

Au loin, le bâtiment donne une première impression assez froide où l’on peut vite ressentir un lourd passé…

Nous voici au pied de l’imposant édifice, une aile autrefois réservée aux infirmières de la Croix Rouge

Dans une arrière cour, un emblème confirme que le lieu était aussi à l’origine un séminaire

Le lierre commence à envahir une cuisine en bien mauvais état

Passons donc les premières portes, où nous entendons les portes claquer très fort au loin…

Pour s’attendre à croiser quelqu’un à tout moment dans les longs couloirs..

Mais il n’en est rien, nous en profitons pour nous poser quelques instants dans la salle de détente…

Afin d’admirer la taille vertigineuse des fenêtres

Puis nous reprenons la visite, malgré une grande appréhension…

Les bruits toujours présents, nous vérifions chacune des pièces

Pour trouver dans celle-ci un minitel sur un bureau aux couleurs militaires

Une vue sur la cour intérieure et les autres parties de l’édifice

Au fond de ce théâtre, ou ce qu’il en reste, on peut apercevoir une fresque murale en tissu

Il y est inscrit une inscription latine narrant un repas copieux et dans une bonne ambiance

A partir d’ici, vous pouvez écouter un chant grégorien latin pour mieux vous immerger dans le lieu 😉

Car nous voici dans la chapelle, nous profiterons longtemps de ce moment

Assis devant l’autel et ses majestueux vitraux

Ad Vitam

De nombreuses inscriptions latines honorent cette chapelle

Memento Mori

Dieu merci, cette chapelle est restée préservée des faibles d’esprit

L’orchestre et son piano…

Avec une petite note sur l’origine de sa construction

Un autre autel, où il devait y avoir au moins un tableau et une statue

Nous quittons ce lieu sacré, les bruits impressionnants semblent commencer à se dissiper…

Dies Irae, une colère s’est apaisée…

Car il n’y a personne, nous sommes vraiment seuls en ce lieu

Seuls là où il y avait autrefois de multiples regards…

Mais on ne peut s’empêcher de se sentir observé devant la grandeur de ce bâtiment

Une architecture unique, progressivement rattrapée par la nature

L’ensemble de ce édifice parvient tout de même à associer royauté et république en une seule et même oeuvre…

Avec la rédemption sonnant comme un message universel…

« Tu es né poussière, et tu retourneras poussière… »

Nous continuons dans les étages, malgré une ambiance particulière assez difficile à expliquer

Ce simple panneau nous fait ressentir le côté militaire et ordonné de l’hôpital

Les chambres sont vides depuis longtemps…

Mais partout il y a cette vue sur la cour et cette façade marquante et inoubliable

De ces différentes salles et leurs fonctions il ne reste que les panneaux

Des peintures abstraites d’un anonyme…

Ces couloirs ne finissent plus…

Nous rebrousserons chemin ici, le haut de cet escalier ne semble plus très solide…

Un dernier regard, espérons que ce lieu ait un avenir, si possible à la hauteur de son passé…

Mais il reste une partie importante que nous n’avons pas encore vu…

Ces pierres tombales étaient destinées aux soldats qui ont succombé de leurs blessures

Voici l’église à ses côtés, elle aussi abandonnée, qui tente de veiller sur ces âmes patriotes

Certaines tombes illisibles sont ici depuis 2 siècles

Avec un peu plus loin un espace consacré aux tombes des soldats morts pour la France

Paix et repos éternel…

Au revoir précieux hôpital, ton souvenir ne laissera pas indifférent…

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