Vae Victis

Dès notre arrivée au seuil de la porte, une sensation étrange se fait ressentir. Le passé du lieu est lourd, chargé et mystérieux alors que nous venons à peine de mettre nos pas dans le couloir…

Il s’agit d’une sensation parfois oppressante, et parfois paisible. Que s’est-il passé exactement pour que cet endroit tombe dans l’abandon et l’oubli le plus total ?

D’après mes recherches, et vu les nombreux objets anciens que renferme ce manoir, son propriétaire était un prisonnier de la guerre durant l’occupation nazie. Mais on devine un sentiment de colère, d’amerture et de tristesse dans chacune des pièces de tradition catholique et même royaliste. Des tableaux religieux, des croix partout et des objets bénis ornent les murs comme si ses résidents voulaient se protéger de quelque chose.

Une pierre tombale à l’extérieur nous montre qu’un drame s’est déroulé ici il y a fort longtemps. Etait-ce une perquisition des soldats allemands qui aurait mal tournée ? Le propriétaire cherchait-il à se faire pardonner d’un acte irréparable ? ou encore une expérience oui-jà qui aurait dérapée ? Difficile de le savoir exactement.

Les murs parlent, et ils expriment quelque chose d’enfermé qui ne peut ressortir, tel une boite de Pandore qui serait dangereuse à ouvrir. Dans les archives, une lettre avec une adresse, une correspondance qui nous emmène en direction de la capitale pour découvrir des appartements parisiens, visiblements abandonnés eux aussi et restés fermés depuis la libération…


Derrière les murs…


Dans le couloir de l’entrée, de majestueuses fleurs de lys tapissent les murs de cet ancien manoir.


Quelle famille vivait ici, comme reclue du monde et en autoarcie ?


Un sombre secret envahit nos pensées…


“A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même…” A. Audouard



Avec tous ces meubles et ces objets anciens, ce manoir est un authentique musée à lui seul…



“Les anges sont les musiciens du silence de Dieu…” D. Ponneau


Un pieu en bois posé sur un livre de Dickens, ce manoir est décidément bien étrange…



Oseriez-vous affronter votre plus beau cauchemar ?



Vu le nombre de crochets, on devine ici aussi de nombreux portraits posés sur les murs…


Dans la chambre d’à côté, l’amnbiance n’est guère que plus chaleureuse…


Ici et là, on retrouve parfois des croix, des pendentifs ou de l’eau bénite…



Dans l’armoire, une vieille photo d’une femme pieuse, accompagnée d’un doux parfum de rose


Puis une lettre de déclaration d’amour formulée à l’ancienne, mais qui a tout un autre sens en lisant une ligne sur deux…



Dans la dernière chambre, on devine l’existence d’une autre petite fille…


“C’est la présence qui fait le silence d’une chambre…” HD. Thoreau



Retournons dans le couloir pour aller directement au dernier étage…


Dans l’escalier, cette fois, tous les cadres sont encore présents


Un imposante armoire se dresse devant nous, avec son lot de revues anciennes et d’archives diverses


Finalement, une autre chambre se trouve au dernier étage, toujours dans le même style authentique






Le bonheur d’un antiquaire, mais inutile de me demander l’adresse…



Il est temps de partir vers d’autres lieux, incroyable que toutes ses affaires soient encore intactes…


Un dernier au revoir, il est impossible d’être indéfiérrent à ce genre d’endroit…


Autrefois en autarcie, c’est au tour de la nature de camoufler cet endroit pour mieux le protéger…


Nous n’en saurons pas plus sur ce lieu aussi étrange que fascinant, peut-être même d’ailleurs que nous en savons déjà trop…

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