Les ruines imposantes d’un ancien château médiéval au coeur des marais, dont les fortifications servent de foyer naturel pour les cigognes.
Près de dix siècles d’histoire nous séparent en contemplant ces vestiges détruits durant la seconde guerre mondiale. Les vastes marécages ornent le paysage, et le silence féerique qui règne à cet endroit est impressionnant. Au détour d’un chemin de halage, le château apparaît tel un mirage isolé. Une curiosité presque fantomatique, soudainement animée par le battement de grandes ailes blanches dans le ciel.
Ces grandes habitantes à plumes semblent venir d’un autre monde, et se sont accaparées les lieux depuis une vingtaine d’années. Au loin, en cet été 2023, elles offrent un spectacle majestueux et solennel, se posant sur les pierres pour nourrir les cigogneaux, dans un décor constitué de ruines intemporelles. Il y aurait 30 à 40 nids, perchés sur les tours dominantes, le vieux donjon et à l’intérieur des murs écroulés, soit plus de 150 cigognes dans les bonnes saisons. Sans les déranger (strictement interdit), dans un harmonieux silence, on parvient à les entendre.
On se tait, on écoute les claquements de becs, résonnant comme si elle parlaient un mystérieux langage. Et on observe, les plus jeunes agiter leurs ailes, sur les remparts. Une scène emblématique, où l’histoire et la nature se sont réconciliées en un seul endroit, et où la vie renaît…
Dans cet espace naturel sauvage, les grands battements d’ailes reviennent pour apporter la nourriture et se poser sur les remparts.
Avec le zoom (ou des jumelles), on admire la beauté de ces grands oiseaux muets, amoureux du calme et de cet endroit paisible.
On peut apercevoir la taille des nids, installés au-dessus des vieilles pierres, et qui abritent les cigogneaux.
Un petit coin de paradis, qu’il est important de préserver. Les silhouettes blanches et noires de ces oiseaux emblématiques ont majestueusement sû redonner vie à ce château en ruines et ont littéralement sauvé ce château de l’oubli…



