Daemonicus #2

Janvier 2024. J’ai finalement décidé de publier mon retour dans la plus glauque et malsaine des maisons abandonnées que j’ai pu explorer.

Pour ceux qui s’en souviennent, j’avais partagé notre expérience quelques mois plus tôt en 2023, avec une seule photo prise juste avant que la maison nous effraie au point de quitter précipitamment les lieux. L’oppression était tellement forte avant, pendant et après notre visite.

Longtemps en statut d’abandon, cette propriété a récemment trouvé un acquéreur quelques mois plus tard puisque un panneau indique que la maison a été vendue. Mais encore aujourd’hui, plus de deux années plus tard, elle est restée en l’état…

Il était convenu de ne plus jamais y remettre les pieds mais certaines raisons m’ont finalement poussé à en savoir plus. C’est donc cette fois accompagné de T. , un explorateur et photographe de passage dans le coin et qui envisageait de s’y rendre, que je retourne affronter cette demeure pour de bon afin de mettre un terme sur cette histoire de hantise. Je n’étais pas seul, je veux bien être fou mais pas à ce point… 🙂

L’appréhension est à nouveau présente, mais sachant à quoi m’attendre la tension avait légèrement diminuée et les conditions météorologiques de cette matinée étaient plus favorables. D’ailleurs, une observation me vient à l’esprit au moment d’écrire ces lignes. Ce monde étant essentiellement composé d’énergies et de fréquences, se pourrait-il que les choses soient plus ou moins propices ou réceptives selon comment résonne l’environnement ? En plus clairement résumé, un matin ensoleillé semble plus… « paisible » qu’une nuit lugubre.

Je ressentirais les choses ainsi. Sur place, l’endroit me parait plus apaisé, ou endormi, contrairement à la dernière fois où chaque instant étant insupportable. J’en profiterais pour prendre le temps d’être plus curieux sur le passé de cette maison, mais nous ressentons tout de même qu’il ne faut pas grand chose pour que les murs se réveillent. J’ignore si c’est le terme le plus approprié. Un premier squelette d’animal est au sol, peut-être une fouine, un chat errant ou bien un renard, au-dessus des décombres qu’il faudra enjamber. Dans l’autre pièce, un cadavre de souris, un deuxième, ici et là, puis un autre squelette d’animal sauvage qui a choisi cet endroit pour ses derniers jours.

Je voulais également en savoir plus sur cet appareil photo étrange, posé sur la table au rez-de-chaussée, qui était d’un style ancien et qui m’intriguait. Il n’y avait rien à l’intérieur. Aucune pellicule ou tirage ne me permettait d’en apprendre d’avantage, à moins de peut-être fouiner dans les décombres. C’est en observant les affiches au mur et lettres retrouvées, que la maison se révélait appartenir à un refuge pour animaux abandonnés. En plus de ces circonstances, une lettre révèle que le propriétaire est décédé après une chute dans l’escalier.

C’est en montant ce dernier qu’apparaît la pièce la plus froide et la plus sombre, une très ancienne chambre dont le décor contraste avec l’ensemble plus « moderne » de la maison, ainsi que la deuxième chambre inintéressante. C’était comme si cette chambre avait été toujours fermée à clef, ou condamnée alors même que les personnes résidaient pourtant dans la maison, et qu’elle gardait un très sombre secret.

Des cambrioleurs auraient alors ensuite forcé la porte pour y accéder. Dans l’armoire et éparpillés au sol, il ne reste principalement que des fourrures d’animaux. Un paradoxe à nouveau étrange pour cette maison prétendant être un refuge animalier. Vous aurez compris que l’on ne s’attardera pas très longtemps ici, en prenant garde de descendre prudemment dans l’escalier…

Rien d’accueillant dans la salle sombre, et dans un tel désordre, qu’on ne sait plus trop sur quoi on pose les pieds…

La deuxième pièce est celle qui possède le plus d’éléments concernant le passé de la maison


Le fameux appareil photo, d’un style polaroid et vintage, qui m’aura beaucoup intrigué…


D’après les affiches et quelques recherches, le couple qui vivait ici s’occupait d’un refuge pour les animaux abandonnés.

Ce qui est étrange, c’est que ce sont maintenant les animaux qui viennent naturellement se réfugier ici…

Dans ces lettres, il est indiqué que le propriétaire est tombé dans l’escalier à de nombreuses reprises…


Cette photo de la chambre, a été prise très précipitamment en 2023.

Dans la noirceur de l’obscurité la plus totale, le cadavre d’un renard a trouvé refuge en s’endormant dans cette chambre.


Malgré les représentations religieuses, on ne peut s’empêcher de se sentir observé.


Les lettres font également mention d’un prêtre, mais le contexte est illisible. Un exorcisme ?

Quoiqu’il en soit, n’attendons pas que l’énergie qui règne en ces murs se réveille à nouveau, et dirigeons-nous prudemment vers la sortie.


Jamais un tel endroit ne m’a autant effrayé que cette maison. Actuellement, malgré sa vente conclue il y a deux ans (j’imagine mal un agent immobilier venir ici présenter les lieux, et encore moins un client qui saute dessus), elle n’est toujours pas habitée…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 × 1 =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.