Maison aux Corbeaux

Curieuse histoire d’une maison abandonnée en plein coeur de la forêt, dont l’étrange propriétaire a emporté tous ses secrets avec lui.

Cet après-midi d’automne, à l’entrée d’un chemin de terre dont la végétation a recouvert les anciennes traces de roue d’une voiture, nous hésitons. On sait que la maison se trouve tout au bout, en friche d’après la vue satellite, mais difficile de savoir si elle est véritablement abandonnée. En regardant dans la boite aux lettres, nous constatons que le courrier humide n’a pas été ouvert depuis longtemps.

Finalement, nous décidons d’avancer pour en avoir le coeur net. Le long du sentier, à travers quelques feuillages, l’ambiance est étrange. Presque pesante au point que j’appréhende d’y trouver un cadavre. En plus du temps presque orageux, les cris de corbeaux qui accompagnent nos pas n’aident pas à rassurer sur la situation. Nous sommes entourés par les bois, avec cette impression oppressante que la forêt nous observe. Enfin, nous arrivons. La cour est recouverte de mousse, comme les caméras de surveillance aux angles de la maison.

L’endroit semble donc vraiment abandonné. En tout cas bien désert, car la porte d’entrée est grande ouverte, et nous demandons tout de même si quelqu’un est présent. Heureusement, personne ne répond. Mais l’appréhension de croiser un ermite est bien là, c’est pourquoi nous restons prudents. A l’intérieur, peu de désordre, la cuisine ne montre rien de particulier ni les chambres, mais l’ensemble a tout de même été fouillé, retourné. Tout est pratiquement vide. Seul le salon propose rapidement une pièce de vie intéressante, avec un piano, une télévision devant le canapé et des tonnes de VHS. Un style british assez épuré comme il en existe un peu partout. Sauf qu’ici, c’est différent.

Il y a bien quelque chose de différent, avec une sorte d’atmosphère morbide difficile à expliquer. On croit entendre quelques voix, mais rien de vraiment sûr. Peu d’indices sur le passé du propriétaire, sauf en ressortant où cette fois un nom apparait clairement, inscrit sur une plaque dissimulée dans un coin de végétation. D’après nos recherches, il s’agirait d’un ancien garde forestier et sylviculteur, enterré ici en 2004.

Tout semble croire qu’il vivait seul, dans cette maison au milieu d’un environnement forestier. Seulement dans ce cas, qui a construit sa tombe ? Finalement, l’appréhension et le sentiment de ne pas être seuls tout en étant observé par la forêt n’était peut-être pas si infondée…


L’ensemble de la maison n’apporte rien de particulier, très peu de photos à prendre ici.

En ressortant, des bruits suspects attirent notre attention, peut-être des animaux.

Une sepulture « In loving memory » se dévoile dans une zone de verdure un peu plus abondante…
Cet homme passionné avait choisi la forêt, la forêt a décidé de le garder…

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