Une atmosphère étrange lors de l’exploration de cette maison abandonnée cachée sous une très dense végétation depuis plusieurs années…
Il nous aura fallu beaucoup de détermination pour venir à bout des nombreuses ronces et des épais feuillages qui recouvrent l’ancienne entrée de cette maison oubliée dans un coin de campagne à l’abri des regards. La porte est inaccessible, seule une fenêtre grande ouverte nous invite prudemment à découvrir ce qu’il se cache à l’intérieur. Sans trop hésiter, la première pièce de cuisine se montrera vite décevante.
Puis le salon enfermé dans le noir, meublé de simples canapés en cuir et d’ajustements bon marché n’offrira rien de spectaculaire à son tour, seul le gros poste de télévision cathodique, malgré son magnétoscope et ses cassettes de films vhs permettent de situer temporellement la date de l’abandon. Mais à partir de ce moment, quelque chose plane dans l’air, quelque chose que l’on ne saura pas expliquer mais qui n’est pas rassurant. Dans l’inquiétant couloir très sombre qui mène à la deuxième cuisine, une mauvaise odeur vient s’infiltrer dans nos narines…
C’est un mélange de gaz, malgré qu’il soit pourtant bien coupé, et de putréfaction chimique d’un corps en décomposition. Le pire nous vient évidemment en tête dans ce genre de situation, et l’appréhension à l’idée de monter à l’étage se montre de plus en plus hostile. Sans prévenir, quelque chose vient frapper violemment le petit carreau situé dans le couloir. Probablement la branche d’un arbre tellement la végétation recouvre entièrement la maison, mais la coïncidence est troublante, comme souvent dans ce genre d’endroit.
L’escalier est abrupte, et même à l’étage la nature s’est installée, donnant un aspect sauvage dans chacune des chambres et de la salle de bain. Un cri strident retentit à proximité, situé dans ou très près de la maison. C’est dans la chambre, malheureusement en désordre, que l’on entendra marcher sur le toit. Dans le plus grand calme, on entendra même le hululement d’un hibou, vénérable gardien et maître des lieux.
De retour au rez-de-chaussée, la cuisine reste l’endroit le plus marquant, avec cette odeur si particulière. Quant à la famille qui vivait ici, peut-être d’origine anglaise, il ne reste aucune trace, seules les peluches témoignent de leur présence passée d’au moins 20 ou 30 ans…
Dans le petit salon, la poussière s’accumulent en même temps que l’air extérieur de la fenêtre ouverte.

C’est à partir du couloir sombre qui mène à l’étrange cuisine qu’une forte odeur sauvage sera présente.

Puis à l’étage, la nature reprend progressivement ses droits dans les moindres recoins.
Dans la chambre, deux ours en peluche se fondent dans un décor de plus en plus propice à la végétation environnante.
Ainsi que trois petits oursons, admirant la progression de la nature que le temps n’épargnera pas…



