Située au coeur de la ville, l’enseigne de cet ancien commerce apparait bien désuète et très effacée depuis sa fermeture, où de nombreux passants se garent juste devant. Depuis la rue, la fenêtre de l’étage est restée ouverte depuis pas mal d’années maintenant.
C’est par les arrières, au fond d’une allée discrète que la demeure est accessible. Une poussiéreuse 406 grise aux pneus dégonflés s’est éteinte dans le garage, près de la cour où la végétation a entièrement recouvert l’ancien jardin. Il faudra se frayer un chemin tant bien que mal, car les feuillages sont reliés entre eux par des pièges tissés par les araignées, presque aussi nombreuses que les orties…
Il y a de nombreuses pièces à explorer, mais la vétusté des sols ne donnera aucunement envie. Seule la partie habitable de la maison s’avère relativement « sécurisante », au point qu’un chat aura choisi d’y trouver refuge pour s’éteindre ici à son tour. S’en suit quelques squelettes de souris, de rats et de pigeons… L’étage insalubre occupé par ces derniers ne donne pas du tout envie, et une odeur assez insupportable semble provenir de la cave… Là encore, l’état des marches ne permettra pas d’en savoir davantage…
Pour continuer dans cette ambiance mortifère, d’autres cadavres, de canettes de bière, montrent que la maison a été squatté durant un temps, que ce soit dans la chambre, le salon ou la cuisine. La partie commerciale de la boutique n’offrira pas grand chose de plus, si ce n’est un dangereux plafond qui mettra tôt ou tard un terme final à toute cette histoire. Les autres pièces garderont leurs secrets…
Ce n’est peut-être pas plus mal, car cette maison, bien que très grande, ne montrera d’elle qu’une infime partie, qui se révèle déjà étrangement perturbante. Surtout lorsque l’on repense à cette forte odeur venant de la cave, mais il est impossible d’aller vérifier…
C’est une véritable jungle qui règne dans la cour, et les araignées en profitent très largement…
Impossible d’accéder à toutes ces parties en hauteur, sans risquer de faire effondrer deux étages…
La cuisine de la maison se dévoile légèrement, plongée dans une épaisse obscurité.
Le salon, avec une immense table en désordre et un espace détente de canapés en cuir.
La télévision, le magnetoscope et les cassettes VHS, ça commence à dater d’environ une vingtaine d’années.
Ce chat a choisi cet endroit pour y mourir, comme tant d’autres bestioles…
Dans l’autre partie côté rue, la boutique fonctionnait à son époque mais la vie a fait son temps. Tout est sur le point de s’effondrer, et il est désormais bien trop tard pour essayer de l’en empêcher…



