Metallum Dormiens

Plus de 30 ans d’inactivité. Les dernières braises et le bruit des machines se sont éteints pour cette forge ancrée au coeur d’un ancien moulin.

Dans cette zone où la passion artisanale et le savoir-faire industriel se côtoient, les moulins et les usines ont progressivement fermé leurs portes. La route principale de la vallée était autrefois bruyante et fréquentée par les nombreux ouvriers qui œuvraient à exercer leur métier.

Bien que les machines fonctionnaient à plein régime, le moteur de cette ambition était principalement porté par la qualité des outils et des ustensiles qui faisaient la renommée mondiale du savoir-faire français. Ici, le travail des métaux consistait à la fabrication d’outils à main qui devaient certainement être destinés aux usines environnantes mais pour des raisons inconnues, son activité s’est subitement arrêtée.

Elle fût brièvement reprise pour fabriquer des structures métalliques de motos et de voitures, avant de fermer à son tour, à nouveau sans donner de détails. Depuis, les courroies poussiéreuses ont lâchées, les rouages ont rouillé, et la grande roue du moulin ne tourne plus, pourrissant en bonne partie dans l’eau. On image le désarroi des ouvriers lorsque la décision de fermer définitivement fût prise…

Vestiges d’un monde ancien oublié, ces machines, par leur robustesse et leur authenticité, font de cet endroit un lieu unique, tel un musée figé dans le temps. Elles rappellent l’atelier du sabotier que nous avons exploré, tout en conservant intact le charme de cette époque…

Les rayons du soleil embellissent davantage la principale salle des machines.

Malgré la poussière et la rouille, certains leviers restent tout de même encore actionnables.

L’humidité s’infiltre, le toit menace et les courants d’air rendent l’endroit impressionnant.

La grande forge, dont les outils permettaient d’ébaucher le métal pour lui donner une forme déterminée.

La nature s’impose dans certaines parties de l’établissement fragilisé par le temps.

Les toiles d’araignées n’en finissent plus, dans cet environnement de métal et de poussière.

Alimentés par le moulin dans la pièce à côté, les rouages permettaient une bonne exécution synchronisée.


Le compteur électrique de celui-ci, malheureusement sans position adaptée pour prendre la grande roue en photo.

Depuis que les machines se sont arrêtées, le silence s’est subitement imposé.


Combien d’employés ont travaillé ici, et que sont-ils devenus, dommage de ne pas en savoir plus.

Tout s’est brusquement arrêté, nous aurions aimé connaitre les raisons de cet abandon mais aucune source ne semble relater ce fait. Toujours est-il, que cette exploration s’est révélée marquante, et que ce patrimoine mériterait d’être sauvegardé…

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