Au coeur d’une majestueuse chapelle chargée d’histoire, un sanctuaire silencieux figé dans le temps, suspendu entre la mémoire et l’oubli.
Il suffit de pousser une lourde porte secondaire restée ouverte pour contempler sereinement la beauté et le charme que dégage cette grande chapelle abandonnée. L’air est plus froid de cinq bons degrès, mais la magnificience et l’esprit saint du lieu réchauffent nos coeurs.
Malgré une lumière difficile, les vitraux embelissent l’autel et ses statues protectrices, sublimement décorées par une architecture romane de plusieurs siècles. Au centre de la croix latine, la nef est un chef-d’oeuvre qui se laisse admirer pour comprendre à quel point la ferveur suscite le respect, et ô combien la foi vers les cieux était grande. Près de l’orgue, la vue imprenable sur la voûte est d’autant plus impressionnante.
Concernant l’histoire de cette chapelle, c’est une alliance d’artisanat local depuis le milieu du 17ème siècle, de piété religieuse et de passé militaire. A travers le silence des pierres, on pourrait presque entendre les murmures et les prières des soeurs qui ont oeuvré avec respect.
Pour le salut. Pour que la mémoire soit vivante. Le temps s’est endormi… De ce clin d’oeil de l’histoire, nous témoignons de son sommeil…
Admirons le cadre agréable et silencieux qui règne dans cette architecture romane de caractère.
La faible luminosité d’un temps nuageux revèle tout de même la beauté des pierres.
Sous cet angle, nous pouvons admirer davantage la majestuosité des détails.

Un regard de piété et de bienveillance…
Nous regardons vers les cieux, et les cieux nous regardent à travers nous…
Le silence a remplacé les notes de l’harmonium depuis le départ du pianiste
Dirigeons-nous vers l’orgue à l’étage, sous l’élégant portail en granit
La vue est d’autant plus impressionnante et beaucoup plus lumineuse. Une clarté d’esprit exceptionnelle que seule la foi peut réaliser. Un héritage endormi mais bien présent, qui nous délivre le puissant message de notre patrimoine oublié…




