Paniers fantômes

Se pourrait-il que ce terrain de basket abandonné soit un couloir liminal des Backrooms ? Un match progressivement repris par la nature…

Cette fois, le portail fermé et la grille qui entoure ce gymnase abandonné ont complètement disparu. L’occasion est parfaite pour essayer de s’approcher de ce complexe sportif en désuétude qui ne demande qu’à être découvert. Les portes d’entrée sont ouvertes à leur tour…

A l’intérieur, un vestibule de petite taille fait office d’accueil. Il ne reste que quelques affiches d’évènements locaux, et le comptoir n’a pas grand chose à offrir à part des débris de vandalisme. Je poursuis mon exploration en longeant les vestiaires des filles et des garçons, la pièce des casiers et d’autres avec compartiments divers, avant d’arriver dans un grand couloir qui mène à une grande pièce immensément vide.

C’est étrange, car les salles sont disproportionnées, elles semblent beaucoup plus grandes et bien plus nombreuses et que ce que proposait l’aperçu général du complexe depuis l’extérieur. Au point d’en perdre presque des repères. Et ce silence a quelque chose de perturbant, de bien différent des maisons abandonnées explorées habituellement. Peut-être est-ce dû aussi à l’impression d’être très éloigné de la ville, car je ne l’ai pas mentionné jusqu’ici, mais la nature environnante et la grande forêt autour influencent et renforcent la sensation d’isolement…

Puis au détour d’un nouveau couloir et d’une continuité de salles vides et silencieuses, vient finalement apparaitre le terrain de basket auquel je ne m’attendais pas. Le grincement des tôles est omniprésent, en plus de craquements ça et là, et de curieux bruits viennent s’ajouter à résonner progressivement. Sans véritable provenance, ils donnent une nouvelle dimension à cet endroit parfaitement luminal.

Je jète un dernier coup d’oeil dans la pénombre du couloir parallèle, avant d’entendre comme la rotation d’un frottement laborieux sur le sol et en provenance du terrain. Je suppose qu’il vaut mieux quitter cet endroit, trop calme pour être réel, trop vivant pour être abandonné…

Après de longs couloirs et plusieus salles sans intérêts, je tombe enfin sur ce terrain de baskball abandonné.

Le silence est encore là, mais parfois brisé par d’étranges bruits venus de tous les côtés.

Le doute s’installe si je suis vraiment seul, dans ce qui ressemble à un foutu niveau de backroom ?

La vie s’y est en tout cas arrêtée, sauf pour la nature qui occupe désormais le terrain…

Je quitterais ce gymnase et ce terrain de basket, pourtant anodin en apparence, avec une sensation étrange, presque perturbante. Un grand espace qui devait déborder d’énergie, devenu totalement inerte. Presque un monde parallèle…

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