Velut Umbra

Tempus Fugit Velut Umbra. Cette expression prend entièrement tout son sens pour cette maison dévorée par l’oeuvre naturelle du temps.

Nous étions déjà venus il y a près de 2 ans dans cette maison abandonnée, une forteresse végétale qui se fond dans un discret paysage de verdure champêtre. Bien que d’autres explorateurs soient passés depuis, et malgré que la nuit s’installe, l’occasion se présente à nouveau.

Cette fois, la pluie n’en finit plus de tomber. La bâtisse en ruines déjà difficile à dicerner le semble encore plus puisque l’on se trompera de chemin. C’est au détour d’un chemin, que la boue décide d’enliser les roues de la voiture. La fidèle 205 en a vu d’autres, et finalement, en lui donnant un bon coup de pouce, l’aventure continuera sur la véritable voie à suivre. Même si la pluie ne s’arrête pas, dans la nuit elle nous servira d’alliée pour nous camoufler plus facilement. Comme un présage, on comprendra qu’il vaut mieux ne pas se tromper de chemin…

C’est trempés que nous entrons enfin parmi les murs de lierres. Mais le périple en vaut le coup, puisqu’à l’intérieur on ressent une véritable plongée dans un voyage dans le temps. Les casseroles sont encore accrochées au plafond, les fours sont d’authentiques reliques, et le vélo rouillé témoigne de balades insouciantes dans une France d’autrefois, d’après guerre. A l’étage, la pluie ruisselle sur les murs intérieurs…

Le décor est aussi dévastateur que fascinant, sachant que l’endroit est condamné. Alors que je pensais que la dernière pièce se serait écroulée, il n’en est rien, à part pour le mur du lit. Ce dernier est encore étonnamment intact, ainsi que le crucifix. Une scène surréaliste…

Une « vieille France » comme on en voit généralement seulement en exploration urbaine.

Un poste raidio de marque Océanic, qui bien qu’en très mauvais état, a gardé l’éclat de son charme d’antan.

Capturons en images ces souvenirs voués à disparaitre un jour ou l’autre…

La dernière pièce à l’étage avec son lit, toujours là, attendant d’être immortalisé. Un murmure de prières oubliées…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

vingt + 17 =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.